Qu’est-ce que le métier de chef de culture ?
Le responsable vignoble supervise et encadre les équipes du domaine ou de la propriété. Sa mission ? Piloter et encadrer les travaux agricoles pour s’assurer de la qualité des produits et atteindre les objectifs fixés.
Tout au long de l’année, il est en charge de :
● Organiser et piloter les activités viticoles et agricoles de l’exploitation ;
● Encadrer les équipes.
🧑🔧 Quelles sont les conditions d’exercice du chef de culture ?
Le responsable vignoble doit faire face à des conditions de travail parfois rudes et accepter des horaires de travail atypiques et de nombreux déplacements professionnels. Principalement en extérieur, il compose avec les aléas climatiques et les variations de l’activité. Si le chef de culture peut être embauché en CDI, les exploitations ont souvent recours aux CDD pour soutenir une augmentation de l’activité durant certaines périodes.
Des responsabilités différentes selon les exploitations :
L’activité d’interface avec les acheteurs varie en fonction de l’organisation de l’exploitation.
Au sein des exploitations « indépendantes », le chef de culture est en lien avec plusieurs acheteurs, parfois concurrents. On exige donc de lui, des capacités de négociation et d’adaptation plus développées que dans une exploitation classique, qui fait souvent partie d’un groupe et qui ne traite qu’avec un acheteur (monopsone).
Un métier en évolution :
Avec l’intensification des aléas climatiques, de nouveaux paramètres entre en compte dans le pilotage des activités de production (économie d’eau, feux contre le gel…) et de nouveaux rythmes de travail doivent être pensés. En parallèle, les réglementations en faveur de l’environnement se renforcent et les exploitations sont amenées à adopter de nouvelles méthodes pour travailler la terre. Dans une logique de maîtrise budgétaire, il est désormais essentiel d’optimiser les coûts de production tout en diversifiant les cultures. Enfin, la transition numérique, en automatisant certaines tâches, permet d’optimiser la productivité et la gestion des exploitations.
🧠 Que doit savoir faire un responsable vignoble ?
- Définir la stratégie de production et d’entretien des cultures : en collaboration avec la direction et les équipes, il définit une stratégie de production performante et s’appuie sur son expertise pour planifier les opérations en fonction de différents objectifs.
- Superviser et piloter l’entretien : il coordonne les différentes tâches et les assigne aux équipes dans le respect du cycle de vie des cultures.
- Garantir le respect des règles de sécurité et de l’environnement : il maîtrise les règles de sécurité et la réglementation environnementale (QHSSE) et veille à ce qu’elles soient appliquées par les ouvriers agricoles et conducteurs d’engins.
- Encadrer les équipes et piloter les ressources humaines : il manage les différentes équipes de l’exploitation et adapte les effectifs pour répondre aux besoins et objectifs de l’exploitation.
- Optimiser les processus de travail : il évalue l’efficacité des pratiques et propose des améliorations pour accroître la productivité et la qualité.
- Assurer la coordination entre les différents services et partenaires : il transmet les informations de suivi et de traçabilité de la culture et communique efficacement avec les différents services et partenaires commerciaux.
💡Quelles qualités et compétences doit-il avoir ?
Au-delà de la parfaite connaissance du terrain et des cultures, ce poste à responsabilités nécessite des compétences humaines et managériales.
Des compétences professionnelles indispensables :
- Capacité d’analyse et de synthèse : il est capable de traiter un volume important d’informations techniques et d’en extraire les éléments clés pour orienter au mieux ses décisions.
- Autonomie et sens de l’organisation : il planifie son temps et celui des équipes dans un environnement complexe et mouvant. Il est capable d’optimiser les processus de travail pour gagner en efficacité. Il identifie les risques de non-respect des règles et méthodes et met en œuvre les actions nécessaires pour les éviter.
- Adaptabilité et réactivité : observateur, il anticipe les situations à venir et ajuste rapidement ses réponses et actions en fonction des objectifs et contraintes de l’exploitation.
- Capacité à innover : de manière autonome ou en collaboration avec les équipes, il développe et propose des axes d’amélioration pour répondre aux objectifs de l’exploitation. Les aléas sont pour lui une opportunité d’évoluer et d’améliorer les processus de travail.
Des qualités personnelles au service du métier responsable de culture :
- Curiosité professionnelle : il suit les évolutions du secteur et actualise ses connaissances et compétences. Il est capable de concevoir des supports de formation adaptés dans une démarche de transmission et de montée en compétences de ses équipes.
- Gestion de soi et du stress : il anticipe les imprévus et sait comment faire face à des situations complexes, de crises ou à fort enjeux avec sang-froid et discernement. Sa capacité à garder le contrôle en fait un repère fiable pour les équipes.
- Travail en équipe : il collabore avec l’ensemble des acteurs de l’exploitation et différents experts. Dans un environnement complexe et mouvant, il sait s’intégrer, ajuster sa posture et adapter son rôle en fonction des interlocuteurs et situations. Il gère avec recul les situations complexes en adaptant son comportement à son interlocuteur et en s’appuyant sur des éléments objectifs.
- Aisance dans la communication : à l’oral comme à l’écrit, il sait sélectionner, structurer et transmettre des informations de manière claire et pertinente. Il adapte son discours en fonction de son interlocuteur et de ses besoins, du contexte et du média utilisé. Il veille à expliquer et justifier ses choix.
🎓 Comment devenir chef de culture ?
Les voies d’accès :
Il est nécessaire d’avoir l’une de ces qualifications :
- Un brevet professionnel ou baccalauréat professionnel (certification de niveau 4) ;
- Certification de niveau 5 telle qu’un Brevet de technicien supérieur (BTS), idéalement via le BP responsable d’exploitation agricole (BP REA)
L’expérience requise :
Pour devenir chef de culture, plusieurs années d’expérience en tant qu’ouvrier agricole ou conducteur d’engins agricoles sont souvent nécessaires.
Des passerelles envisageables :
Le métier de chef de culture offre de belles opportunités d’évolution, telles que :
- Responsable de chai ;
- Responsable de production